L’histoire de Montreuil-sur-Mer et des communes alentours est riche et passionnante. Âgée de plus de mille ans, la cité des remparts fourmille de témoignages des temps jadis.
Retour sur une impressionnante chronologie…

Parcourez les ruines du château royal de Philippe Auguste ou admirez le génie d’Errard de Bar-le-Duc, architecte de la Citadelle… Plongez également au cœur du 19e siècle hugolien, rue du Clape-en-Bas par exemple. Et retrouvez la Belle Époque ou encore les Arts décoratifs immortalisés sur la façade du théâtre… Bienvenue au cœur de l’histoire de Montreuil-sur-mer.

La riche histoire de Montreuil-sur-mer au Moyen Âge

898

La ville de Montreuil est citée pour la première fois dans les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast. La ville, déjà fortifiée, devrait son nom à un « petit monastère » que l’on appelle “monasterolium”.

926

Les moines de Landévennec (Finistère) créent à Montreuil l’abbaye Saint-Walloy en l’honneur de saint Walloy, déformation locale du nom de saint Guénolé. C’est à cette époque que commence la carrière militaire de la ville, qui verra se succéder au cours de six siècles de guerres médiévales, de nombreuses constructions.

987

Montreuil appartient déjà à Hugues Capet. Il devient roi des Francs à cette date et par conséquent, il fait de Montreuil une ville royale et le seul port de mer du Royaume.

1188

Philippe Auguste accorde à la cité une charte communale. Au début du 13e siècle, il fait édifier un puissant château royal dont il reste aujourd’hui des éléments significatifs.

1299

Le 19 juin est signé l’accord de Montreuil-sur-Mer entre Philippe IV de France et Édouard Ier d’Angleterre. Les nombreuses reliques, si pieusement vénérées au Moyen Âge et que détenaient ses nombreux lieux de cultes, attirent les pèlerins et confèrent à la ville un caractère de sainteté. La population dépasserait les 10 000 habitants.

1467

Une catastrophe naturelle provoque l’effondrement d’au moins six édifices religieux. À la fin du Moyen Âge, l’ensablement de la Canche entraîne le déclin de la ville. Montreuil conserve aujourd’hui sa particule « sur-mer » en rappel de cette époque où la ville était un port royal.

Du siège de Charles Quint à la naissance de la citadelle

1537

Les troupes de Charles Quint et d’Henri VIII assiègent Montreuil. Contrainte de se rendre, la ville est en grande partie détruite. Il s’agit de la défaite la plus significative pour la Cité et ses remparts.

1567

Charles IX ordonne l’édification d’une citadelle sur l’emplacement de l’ancien château du 13e siècle. Il y eu pas moins de 7 campagnes de construction sur plusieurs décennies. 

1670

Vauban perfectionne l’œuvre de ses prédécesseurs en remaniant la citadelle. C’est là qu’il fait construire une poudrière et un arsenal, dont la charpente d’origine est toujours présente. 

L’histoire de Montreuil-sur-mer aux 18e et 19e siècles

18e siècle

La prospérité de la ville lui permet de se parer d’une quarantaine d’hôtels particuliers, des plus sobres aux plus extravagants, à l’image de leurs propriétaires. 

1803 

Le flanc droit du Camp de Boulogne est installé à Montreuil et rappelle à la ville son importance militaire. Le Maréchal Ney y prend ses quartiers à cette époque.  

Montreuil-sur-mer, d’une guerre à l’autre

1890-1930

Montreuil abrite une colonie de peintres américains et anglo-saxons qui, séduits par le pittoresque de la ville, l’immortalisent et s’y installent. Ainsi, Montreuil devient la résidence d’artistes tels que Harry Van Der Wayden, Fritz Thaulow, et Catherine Alice Hawdon. 

1916-1919

Le Grand Quartier Général de l’Empire britannique (GHQ) s’installe à Montreuil-sur-Mer, sous le commandement du maréchal Douglas Haig. Une statue à son effigie, symbolisant l’entente cordiale franco-britannique, trône toujours sur la place du Général de Gaulle. 

1940-1944

Montreuil est une Kommandantur. À cette période, un complexe de souterrains allemands inachevé a été creusé, sous les remparts. 

1959

Charles de Gaulle profite d’une nuit à la Sous-prefecture de Montreuil lors d’un déplacement officiel. 

Montreuil-sur-mer aujourd’hui

2016

Montreuil-sur-mer est élu deuxième Village préféré des français dans l’émission de Stéphane Bern sur France 2.


Textes en cours de conception…

Attin

L’Homme occupe le site d’Attin de façon continue depuis l’Âge du Bronze (1800-700 avant notre ère). Mais l’occupation principale concerne la période gallo-romaine avec la découverte d’une villa, au sens d’exploitation rurale.

Au cœur du village, s’élève l’église Saint-Martin avec son clocher-mur et son chœur de style flamboyant. Un peu plus loin la grange de l’Abbiette nous plonge dans l’histoire des abbayes cisterciennes.

Et pour profiter de son côté nature qu’il est bon de se promener le long de la Canche et d’apercevoir la passerelle permettant de franchir le fleuve, remplaçant le fameux bac, bateau à fond plat permettant aussi bien la traversée des hommes que des marchandises.

Beaumerie-Saint-Martin

Beaumerie faisait partie de la banlieue de Montreuil jusqu’à la Révolution où après elle devient une commune à part entière. Pourquoi dit-on Beaumerie “Saint-Martin” ?
Le hameau de Saint-Martin d’Esquincourt, fief d’une seigneurie et paroisse du même nom était un ancien faubourg de Montreuil situé à l’est de la cité fortifiée.

En 1537, le siège de Charles Quint ne laisse du hameau que quelques maisons.
En 1703, ce qui subsiste de la paroisse Saint-Martin fusionne avec celle de Saint-Walloy située à Beaumerie.

Au cœur du village, une église de style néogothique bâtie en 1868 sur les plans de l’architecte hesdinois Clovis Normand remplace un ancien édifice du XVIIe siècle. Sur les hauteurs de la commune se trouve le hameau de Saint-Nicolas et la ferme du même nom. Non loin de là, se situe le château de Beaurepaire construit en 1853.
Il fut, pendant la Première Guerre mondiale, le lieu de résidence du Maréchal Douglas Haig, chef des armées britanniques dont le grand quartier général était basé à Montreuil de 1916 à 1919.

Bernieulles

Bernieulles s’est développé sur les pentes d’un vallon au cœur des ondulations montreuilloises vers le Xe siècle. Le village, dont le nom est tiré de celui des seigneurs du lieu, et ses hameaux se sont organisés autour de son château médiéval.
Les ruines de ce château du XIe siècle toujours visibles sont recouvertes de végétation.

Au centre du village, l’église Saint-Brice datée du XVe siècle a une tour clocher caractéristique en “heaume de chevalier” unique dans le secteur.
À proximité, se dresse la chapelle funéraire Reisenthel édifiée en 1893 sur les plans de l’architecte Decroix de Calais par le sculpteur Jean-Marie Morel originaire du village.

Beutin

L’histoire de Beutin remonteau moins à l’époque romaine. Sa position en bord de Canche et à proximité d’unevoie romaine a déterminé l’apparition de domaines agricoles mis en évidence parl’archéologie.

Au XVIe siècle, la seigneurie de Beutin est rattachée à celle d’Attin.
Le village se dote au XIXe siècle d’une gare car Beutin est sur le tracé du chemin de fer Arras-Etaples.

Bréxent-Énocq

La commune est le résultat de la fusion en 1790 de deux villages disposant chacun de leur église et de leur cimetière. L’église Notre-Dame d’Enocq semble la plus ancienne et est dotée d’un clocher-mur.
La commune dispose d’un manoir du XVIe siècle, ancienne habitation des seigneurs, remplaçant certainement le château féodal et derrière lequel s’étend aujourd’hui un jardin d’inspiration médiévale.
Le village est traversé par 2 cours d’eau, affluents de la Canche, la Dordonne et l’Huitrepin.

Campigneulles-les-Grandes

Les deux communes de Campigneulles se sont souvent confondues du fait de leur proximité et de leur homonymie. Campigneulles-les-Grandes semblent être le village le plus ancien puisqu’on le retrouve pour la première fois évoqué en 752 sous le nom de Campiniae.
Par ailleurs, la particule « les Grandes » semblent confirmer cette hypothèse d’ancienneté et non celle d’un territoire étendu car ce n’est pas le cas par rapport à Campigneulles-les-Petites.
La commune dispose d’une petite église dédiée à Saint-Vaast dont la nef est datée du XVe siècle et d’un chœur construit en 1712. Un autre élément remarquable est visible dans le village, le château en pierre blanche datant de 1655.

Campigneulles-les-Petites

Campigneulles-les Petites dépendait de l’abbaye Saint-Saulve de Montreuil (à la différence de son homonyme qui elle dépendait de l’abbaye Saint-Vaast d’Arras) et faisait partie de la banlieue de Montreuil jusqu’en 1790, date à laquelle elle fut érigée en commune.
L’ancienne église se trouvait plus haut dans le village, tandis que l’actuelle, placée sous le vocable de saint Crépin et saint Crépinien, est plus centrale et a été construite en 1705.

Pendant la Révolution elle fut fermée et servit de magasin à poudre ou encore de salle de bal lors de certaines occasions. Le village a la particularité d’abriter sur son territoire le cimetière de Montreuil depuis 1821.
Campigneulles les Petites était sur le tracé du « Tortillard » allant d’Aire-sur-la-Lys à Berck (ligne fermée en 1955) et de ce fait possédait une gare, excentrée du centre du village, aujourd’hui transformée en habitation.

Cormont

En se promenant dans la vallée de la Dordonne, un des affluents de la Canche, se cache le village de Cormont.

Ses origines mal connues semble attester d’une occupation à l’époque gallo-romaine.
Son nom viendrait du latin cortis montis signifiant « domaine de la colline » ou encore du celtique Cor pour habitation.
Son église Saint-Michel est un édifice hétérogène, résultat de plusieurs campagnes de constructions depuis le XIIe siècle.
Autour de l’église, le cimetière présente entre autres un carré militaire de soldats belges tombés pendant la Seconde Guerre mondiale.
Son habitat ancien et traditionnel retiendra votre attention, notamment par ses petites fermes de bois et de torchis dont l’alignement des pignons laissent paraître le charme d’antan. On retrouve d’ailleurs à Cormont des barrières de prairie typiques du Boulonnais.

Écuires

Situé au sud de Montreuil, Écuires s’est niché au creux d’un vallon humide.
Le village n’est à l’origine qu’une dépendance de l’abbaye Saint-Saulve. Son nom même viendrait semble-t-il du latin scuria qui signifie “écurie” ou “grange”. Écuires ne devient une commune indépendante que lors de la suppression de la banlieue en 1790.

Le village est doté d’une église dont la construction d’origine remonte au XVIe siècle. L’église Saint-Vaast est un édifice de style gothique flamboyant qui subit quelques remaniements au XIXe siècle. Elle est inscrite à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques depuis 1926. La commune conserve un habitat remarquable encore visible comme des maisons à l’architecture traditionnelle en torchis qu’on peut voir notamment rue du marais ou encore de belles demeures comme le Quiévremont dont le domaine appartenait à la famille Acary de La Rivière.

Estrée

Le village d’Estrée, situé le long de la vallée de la Course, est à un ancien carrefour de voies romaines dont une des plus importantes est la voie romaine Amiens-Boulogne.
Le nom de la commune dérive du latin Stratavia, signifiant route empierrée ou pavée. Les premières traces écrites datent du IXe siècle. Le village dépendait de l’abbaye audomaroise Saint-Bertin. On retrouve des traces de ce passé moyenâgeux par la présence de grosses fermes situées sur le territoire communal comme Hurtevent ou Monchy…

La première église dont le vocable est Saint-Omer a été transformée en grange lors de la Révolution. Une Nouvelle de style néogothique est édifiée à partir de 1869 par l’architecte Clovis Normand. Les habitants jouent un rôle dans cette reconstruction avec l’apport de matériaux (pierre et bois).

Estréelles

L’origine du nom Estréelles a la même racine que le village voisin Estrée.
En effet, son nom latin est Stratella, diminutif de Strata. La présence romaine est confirmée par la découverte de monnaies et de fibules.

Cette commune, jouxtant la rive droite de la Course, est attestée dans les écrits dès le XIIe siècle. Le village était une seigneurie au Moyen Âge et plusieurs seigneurs se sont succédés durant cette période. Un de ces seigneurs s’est converti au protestantisme au XVIe siècle et fait construire une maison forte servant de lieu de culte aux protestants des environs.
Mais des affrontements ont lieu entre protestants et catholiques, ce qui engendre la fermeture du « fort » qui est transformé plus tard en grange jusqu’à sa démolition partielle en 1970. Le « fort » surplombe la petite église du village dédiée à saint Omer comme celle du village voisin. On y retrouve une partie ancienne mais elle fut remaniée au XVIIIe et au XIXe siècle.

Frencq

Les premières mentions de Frencq date du VIIe siècle, où le village faisait partie des possessions de l’abbaye de Saint Bertin à Saint Omer. Au XIIIe siècle, On retrouve dans le domaine, un château, possession des Seigneurs Hodicq.
Au cœur du village se trouve l’église Saint-Martin dont les parois décorées de peintures murales ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1908. L’église aurait été incendiée en 1355 par les anglais et restaurée par Enguerrand d’Eudin, seigneur de Frencq qui a joué un rôle considérable dans les affaires de son temps (il était conseiller et chambellan du roi Charles VI). C’est un édifice hétéroclyte, construit à différentes périodes entre le XIIe et le XIXe siècle.
Le village possède aussi les ruines importantes du château de Rosamel.
Construit en 1770 sur les ruines d’une maison forte datant du XVe siècle, le château est inscrit aux monuments historiques depuis 1966 et son parc au patrimoine architectural du ministère de la Culture la même année

Hubersent

Le village tiendrait son nom du mot celtique “sain” signifiant bois, d’après l’historien Roger Rodière. Ainsi, Hubersent signifierait “le bois d’Hubert ou d’Humbold”.
Hubersent est un paisible village aux portes du Boulonnais implanté dans un vallon qui donne naissance à une petite rivière, la Dordonne.
Sur les hauteurs de la commune domine à l’est et à l’ouest son église et un ancien château féodal. Cette forteresse de plan circulaire s’élevait sur une motte artificielle et enveloppait une basse-cour protégée par des fossés et des éléments encore existants. Il est détruit probablement lors de la Ligue au XVIe siècle. Ses pierres sont réemployées pour la construction de la ferme qui le remplace.
Sur l’autre versant se trouve l’église Saint-Martin, elle est le résultat de plusieurs campagnes de construction et de restauration entre le XVIe et le XIXe siècle.

Pour la petite histoire, on trouve dans l’église une statue en bois de l’évangéliste Saint Jean, datant du XVIIIe siècle.
Sous la Révolution, le dos de celle-ci a été creusé pour servir de mangeoire aux porcs afin d’échapper au vandalisme révolutionnaire.

Inxent

D’abord nommée Innocent puis Inquessent, ce n’est qu’en 1792 que l’agglomération adopte le nom d’Inxent. Ce village est installé le long de la Course ce qui en fait plutôt un village rue. Une seigneurie et un château sont attestés en 1350 dont les propriétaires sont les seigneurs de Montcavrel, puis de leurs successeurs les De Monchy.
Le village attire les touristes et les résidents secondaires. D’ailleurs l’architecte Louis Quételart s’est vu confié la rénovation de la ferme Amour et la construction en face d’une villa. Cet habitat à l’architecture balnéaire côtoie les maisons en torchis et pans de bois.
À côté de cette diversité est implantée l’église de la Nativité. Elle conserve quelques objets de dévotion rappelant que saint Antoine fait l’objet d’un culte dans la paroisse.
En effet, dès le Moyen Âge, de nombreux foyers de culte se développent en Boulonnais, en Picardie et dans les Flandres. Dans le Montreuillois, le pèlerinage d’Inxent reste vivace.

La Caloterie

Situé en aval de Montreuil-sur-Mer, sur la rive gauche de la Canche, le territoire de la Calotterie est lié au fleuve.
En effet, il semblerait que le village soit le lieu d’implantation du port de Quentovic au cours du VIIe siècle. Les premières mentions écrites de La Calotterie sont du XIIIe siècle lorsque le comte Guillaume de Ponthieu confirme que ce territoire fait partie de la banlieue de Montreuil. Elle ne sera une commune à part entière qu’à partir de 1790.
Certains bourgeois et nobles de Montreuil avaient une résidence dans ce village. D’ailleurs de belles demeures sont encore visible tel le château Siriez de Longeville ou le château de Monthuis. L’église Saint-Firmin, construite et remaniée entre la fin du XVe et le XIXe siècle, a la particularité de posséder deux chapelles, une au sud appartenant à la famille Van Cappel de Prémont et l’autre au nord à la famille Siriez de Longeville.
Par ailleurs, le village est aussi composé de deux hameaux : Valencendre et Visemarais.

La Madelaine-sous-Montreuil

Le village de La Madelaine-sous-Montreuil est blotti entre la Canche et la colline de Montreuil-sur-Mer et il longe 80 hectares de marais parsemés de canaux.
Commune résidentielle au cachet typique, le village a su conserver et mettre en valeur son patrimoine écologique, gastronomique et artistique.
Au Moyen Âge, l’histoire du village est liée et se confond avec celle de Montreuil dont elle était une banlieue. Elle devient une commune à part entière le 23 février 1790.
Rare commune dépourvue d’église, son nom serait lié à Marie Madeleine, protectrice de la paroisse Saint-Pierre de Montreuil dont dépendait La Madelaine avant la Révolution.
Seule une chapelle, aux dimensions relativement modestes, financée par les paroissiens est édifiée en style néogothique au XIXe siècle.
Après 1936, le conseil municipal délibère sur l’adjonction d’un nom de complément car plusieurs localités ont le même nom. À l’unanimité le nom officiel de la commune devient La Madelaine-sous-Montreuil. En 1971, il est de nouveau question de fusionner le village à Montreuil, mais le conseil municipal refuse et le village reste une commune à part entière.

Lefaux

En 1311, Le Fauch est un hameau de l’ancien village de Rombly.
Ce dernier est incendié en 1346 et est progressivement envahi par les sables et le village se retrouve totalement enseveli en 1686.
Sa population avait migré progressivement à partir du début du XVIIe siècle sur le hameau de Lefaux devenu un village dès le Moyen Âge. L’église Saint-Jean-Baptiste, construite en 1883 sur les plans de l’hesdinois Clovis Normand, fait suite à l’ancienne église détruite par un incendie. Elle est de style néogothique et se distingue par son parement de silex associé à la brique. Plusieurs fermes et châteaux se trouvent dans le village, notamment les fermes du Bergemont, du Bois de Sel, le manoir du Fayel et le château des Trembles.

Lépine

Le village, composé de trois hameaux, a de multiples origines. Les fouilles archéologiques de 1972 révèlent l’existence d’une villa gallo-romaine à Ebruyères et témoigne donc d’une présence dès l’Antiquité.
Au XIIIe siècle, le territoire de Lépine est recouvert d’une vaste forêt appartenant aux moines cisterciens de Longvilliers. Ces derniers auraient favorisé l’émergence du village en incitant hommes et femmes à venir défricher le bois et cultiver ces terres en échange de nourritures spirituelles.
Dans le hameau de Puits-Bérault se cache le château de la famille de la Houplière construit au XIXe siècle. À la sortie du hameau, la ferme du Grand Pays est un bel exemple des propriétés agricoles du Pays de Montreuil au XIXe siècle.
L’église de la Nativité-Notre-Dame remonte quant à elle au XVe siècle. Elle aurait succédé à une chapelle cistercienne du XIIIe siècle.

Longvilliers

Longvilliers se situe dans la vallée de la Dordonne, affluent de la Canche.
C’est un village ancien dont le nom au XIIe siècle était Longum Villae, ce qui signifie longue ou grande ferme.
On sait qu’en 987, c’est une des quatre châtellenies du Comté de Boulogne.
Cela permet en 1049, la construction d’un château-fort édifié par Eustache II, comte de Boulogne. Le village possède dès 1147 une abbaye royale cistercienne très importante. Outre les vestiges du château et de l’abbaye, le village est riche d’une église du XVIe siècle et d’un habitat traditionnel encore visible.

Maresville

Situé dans la vallée de la Dordonne, affluent de la Canche, le village de Maresville tire son origine de Sancta Maria Villa signifiant le domaine de Sainte Marie.
Les premières maisons de Maresville se groupent autour d’une chapelle dédiée à la mère de Dieu (d’où le nom de ce petit village).
Au XIIe siècle, cette chapelle change de vocable pour prendre celui de Saint Maur, décision prise par les moines de Saint-Saulve qui desservaient la chapelle à cette époque.

Montcavrel

Montcavrel est né du déclin d’un village antérieur appelé “Ami ou Emy” qui s’élevait près du hameau de Fordes.
Ce village aurait été détruit par les Anglais vers 1544 au cours du siège de Montreuil-sur-mer. Le nom du village dérive de l’appellation mons caprinus signifiant “mont de chèvres ou chevreuils”. Au départ, l’appellation était d’abord appliquée au château avant de désigner le village installé au pied du site fortifié.
Située dans le village, l’église Saint-Quentin, construite en 1463, a subi les dommages de guerre du XVIe siècle et a perdu sa nef vers 1715, aujourd’hui il ne reste plus que son chœur et un transept. Le village témoigne d’un habitat traditionnel encore visible, mais aussi de demeures plus imposantes comme le fief d’Herambault, château avec 4 tours coiffées de poivrières, construit en 1845 par un membre de la famille Roubier d’Hérambault.

Nempont-Saint-Firmin

Selon les sources, le village serait né près d’un oratoire fondé en 346 par saint Firmin, un évangélisateur de la Picardie, premier évêque d’Amiens.
Il faut bien faire la différence entre les deux villages de Nempont, un se trouve dans la Somme (Nempont-Saint-Martin), et l’autre dans le Pas de Calais (Nempont-Saint-Firmin).

La formation des deux villages a été faite par le gué qui permettait de franchir l’Authie et à partir du XIIe siècle, les deux localités constituent deux paroisses différentes. Le village est doté d’une église qui diffère de celles qu’on peut trouver en général sur le territoire. Construite en 1861, l’église Saint-Firmin de style néo-roman remplace un édifice plus ancien.
Pour la petite histoire, en 1917, H. Bellamy, soldat britannique, périt noyé emporté par le courant de l’Authie. Il repose dans le cimetière de Nempont-Saint-Firmin, dans une tombe du Commonwealth

Neuville-sous-Montreuil

Le village de Neuville s’est installé au pied du versant de la Canche, à sa confluence avec la Course. La partie la plus ancienne du village, si l’on excepte les fermes construites à l’écart du cœur de bourg, se situe autour du cimetière où s’élevait l’église primitive.
A la fin du Moyen Age, le village s’étende en direction de Montreuil gagnant des terres sur les marais. A partir du 19e siècle, un 3e quartier naît sur les hauteurs du versant.

Une des premières mentions du village date de 1042 sous le nom de Nova Villa (le nouveau domaine). Il appartient à la région historique du Boulonnais et non du Ponthieu comme Montreuil, la Canche étant la frontière. Il y a eu deux églises successives.
L’actuelle, bâtie par Clovis Normand, date du début du XXe siècle et remplace une première église, l’église médiévale, qui se situait à l’emplacement du cimetière.
Le village a aussi sur son territoire la Chartreuse Notre-Dame-Des-Prés datant à l’origine de 1324. Elle est reconstruite à partir de 1871 sous la direction de l’architecte Clovis Normand.

Recques-sur-Course

L’histoire du village de Recques est très ancienne. Il est situé au cœur de la Vallée de la Course, sur une ancienne voie romaine reliant Amiens à Boulogne.
Le nom de Recques tient son origine dans le terme germanique de “Reke” signifiant Haie. Les villages de Recques et de Longvilliers forment une seule et même seigneurie jusqu’au partage de 1697. 
Sur la place du village se trouve l’église Saint-Léger datant entre le XIIIe et le XVIIe siècle suivant les parties. En montant la côte de la Roche, le château de Recq construit vers 1750-1779 par Giraud Sannier dans le style Louis XV, est inscrit aux Monuments Historiques depuis 1986. Sous le Premier Empire, le château de Recq a reçu des personnages illustres comme le maréchal Ney.

Sorrus

L’origine du nom de la commune est incertaine. Il viendrait de saurus, sauretus, sor qui pourraient évoquer le poisson salé, ou la saumure de sel. Une autre hypothèse renvoie au nom d’une dame franque liée à la légende de Saint Riquier : Sigetrude.
Des ateliers constitués de fours, de fosses et de puits, étaient utilisés par les Gaulois pour produire le sel et ont été retrouvés sur le territoire de la commune.
Au centre du village s’élève l’église datée du XVIe siècle. En 1869, l’architecte hesdinois Clovis Normand la dote d’un clocher-porche surmonté d’une flèche polygonale.
Le village connaît une augmentation significative de sa population mais on distingue encore parmi les constructions modernes, d’anciennes maisons bourgeoises qui côtoient de vieilles bâtisses en torchis rappelant le savoir-faire traditionnel.
Sorrus est riche d’une nature préservée, ce que l’on appelle “le communal” est une zone classée Natura 2000 constituée de forêts et de prairies. Une multitude de mares permettent le développement de la faune et de la flore locales.

Tubersent

L’orthographe de Tubersent a beaucoup varié mais elle a une origine germanique.
Une des premières mentions est attestée en 844 sous la forme Thorbodeshem.
Le village est situé dans la vallée de l’Huitrepin, un des affluents de la Canche.
Courteville, Zelucques, La Rocque sont des hameaux de Tubersent.
L’église Saint-Etienne est difficilement datable mais dans le cimetière est enterré l’artiste français contemporain Jean Dubuffet.

Wailly-Beaucamp

Les fouilles archéologiques de Wailly-Beaucamp permettent de mettre au jour des vestiges témoignant d’une occupation gallo-romaine au IIe siècle.
On sait que la première mention écrite de Wailly date de 1144 par le seigneur du village qui signe comme témoin au bas d’une charte. En 1901, à cause de la dispersion du courrier vers Wailly-les-Arras, le conseil municipal décide de rebaptiser le village de Wailly-sous-Montreuil, Wailly-Beaucamp en référence au lieu-dit de Beaucamp. 
Au coeur du village se dresse l’église Saint Pierre construite à l’origine vers 1571 et qui a fortement été remaniée de 1883 à 1885 par Clovis Normand. Le village est doté de belles gentilhommières et petits châteaux de campagnes qui conservent un caractère rural en raison de la multitude de fermes dites “picardes”. 

Widehem

Située à proximité d’une voie romaine, l’histoire de Widehem semble commencer au Moyen Âge. L’église Saint-Wulmer est construite au XVe siècle et est restaurée au XVIIIe siècle.
On retrouve la technique en damier (grès-silex) pour le soubassement et l’élévation en craie. De petits éléments décoratifs rappellent les symboles médiévaux.
Juste à côté un bâtiment a été restauré. C’est l’ancien charretil qui était un petit hangar agricole destiné à recevoir une charrette.
Aujourd’hui c’est un lieu de repos pour les randonneurs, car plusieurs parcours passent par le village et proposent dans un environnement naturel des points de vue exceptionnels des hauts plateaux entre Boulonnais et Montreuillois.