L’histoire de Montreuil-sur-Mer et des communes alentours est riche et passionnante. Âgée de plus de mille ans, la cité des remparts fourmille de témoignages des temps jadis.
Retour sur une impressionnante chronologie…

Parcourez les ruines du château royal de Philippe Auguste ou admirez le génie d’Errard de Bar-le-Duc, architecte de la Citadelle… Plongez également au cœur du 19e siècle hugolien, rue du Clape-en-Bas par exemple. Et retrouvez la Belle Époque ou encore les Arts décoratifs immortalisés sur la façade du théâtre… Bienvenue au cœur de l’histoire de Montreuil-sur-mer.

La riche histoire de Montreuil-sur-mer au Moyen Âge

898

La ville de Montreuil est citée pour la première fois dans les Annales de Saint-Bertin et de Saint-Vaast. La ville, déjà fortifiée, devrait son nom à un « petit monastère » que l’on appelle “monasterolium”.

926

Les moines de Landévennec (Finistère) créent à Montreuil l’abbaye Saint-Walloy en l’honneur de saint Walloy, déformation locale du nom de saint Guénolé. C’est à cette époque que commence la carrière militaire de la ville, qui verra se succéder au cours de six siècles de guerres médiévales, de nombreuses constructions.

987

Montreuil appartient déjà à Hugues Capet. Il devient roi des Francs à cette date et par conséquent, il fait de Montreuil une ville royale et le seul port de mer du Royaume.

1188

Philippe Auguste accorde à la cité une charte communale. Au début du 13e siècle, il fait édifier un puissant château royal dont il reste aujourd’hui des éléments significatifs.

1299

Le 19 juin est signé l’accord de Montreuil-sur-Mer entre Philippe IV de France et Édouard Ier d’Angleterre. Les nombreuses reliques, si pieusement vénérées au Moyen Âge et que détenaient ses nombreux lieux de cultes, attirent les pèlerins et confèrent à la ville un caractère de sainteté. La population dépasserait les 10 000 habitants.

1467

Une catastrophe naturelle provoque l’effondrement d’au moins six édifices religieux. À la fin du Moyen Âge, l’ensablement de la Canche entraîne le déclin de la ville. Montreuil conserve aujourd’hui sa particule « sur-mer » en rappel de cette époque où la ville était un port royal.

Du siège de Charles Quint à la naissance de la citadelle

1537

Les troupes de Charles Quint et d’Henri VIII assiègent Montreuil. Contrainte de se rendre, la ville est en grande partie détruite. Il s’agit de la défaite la plus significative pour la Cité et ses remparts.

1567

Charles IX ordonne l’édification d’une citadelle sur l’emplacement de l’ancien château du 13e siècle. Il y eu pas moins de 7 campagnes de construction sur plusieurs décennies. 

1670

Vauban perfectionne l’œuvre de ses prédécesseurs en remaniant la citadelle. C’est là qu’il fait construire une poudrière et un arsenal, dont la charpente d’origine est toujours présente. 

L’histoire de Montreuil-sur-mer aux 18e et 19e siècles

18e siècle

La prospérité de la ville lui permet de se parer d’une quarantaine d’hôtels particuliers, des plus sobres aux plus extravagants, à l’image de leurs propriétaires. 

1803 

Le flanc droit du Camp de Boulogne est installé à Montreuil et rappelle à la ville son importance militaire. Le Maréchal Ney y prend ses quartiers à cette époque.  

Montreuil-sur-mer, d’une guerre à l’autre

1890-1930

Montreuil abrite une colonie de peintres américains et anglo-saxons qui, séduits par le pittoresque de la ville, l’immortalisent et s’y installent. Ainsi, Montreuil devient la résidence d’artistes tels que Harry Van Der Wayden, Fritz Thaulow, et Catherine Alice Hawdon. 

1916-1919

Le Grand Quartier Général de l’Empire britannique (GHQ) s’installe à Montreuil-sur-Mer, sous le commandement du maréchal Douglas Haig. Une statue à son effigie, symbolisant l’entente cordiale franco-britannique, trône toujours sur la place du Général de Gaulle. 

1940-1944

Montreuil est une Kommandantur. À cette période, un complexe de souterrains allemands inachevé a été creusé, sous les remparts. 

1959

Charles de Gaulle profite d’une nuit à la Sous-prefecture de Montreuil lors d’un déplacement officiel. 

Montreuil-sur-mer aujourd’hui

2016

Montreuil-sur-mer est élu deuxième Village préféré des français dans l’émission de Stéphane Bern sur France 2.


Attin

L’Homme occupe le site de façon continue depuis l’Âge du Bronze (1800-700 avant notre ère). Plusieurs silex taillés retrouvés lors de fouilles archéologiques ainsi que le tracé d’un cercle funéraire le confirment. Mais l’occupation principale concerne la période gallo-romaine avec la découverte d’une villa, au sens d’exploitation rurale.

Beaumerie-Saint-Martin

Dès l’an 1042, le petit village est mentionné comme faisant partie des possessions de l’abbaye de Saint-Saulve de Montreuil. Jusqu’au XIIIè siècle, ses habitants ont donc diverses obligations (parfois assez contraignantes) envers les religieux.
Beaumerie faisant partie de la banlieue de Montreuil, les comtes de Ponthieu y font bâtir l’hôpital Saint-Jullien-le-Pauvre. Ce dernier a pour but d’accueillir les pèlerins venant vénérer les reliques exposées dans la cité fortifiée. La présence de l’établissement dans le village est encore attestée en 1372 mais plus aucune trace ne subsiste aujourd’hui si bien que son emplacement exact demeure inconnu.

Bernieulles

Bernieulles s’est développé sur les pentes d’un vallon au cœur des ondulations montreuilloises. L’agglomération s’est organisée autour de son château médiéval et des fiefs en dépendant devenus hameaux ou englobés dans le territoire tel que l’Enclos, la Malmaison et le Cabaret à Leu. Le village tire son nom des premiers seigneurs qui ont construit le château médiéval, et, on sait que les premières mentions écrites du village datent du XIIe siècle.

Beutin

Bréxent-Énocq

Campigneulles-les-Grandes

Campigneulles-les-Petites

Cormont

En se promenant dans la vallée de la Dordonne, un des affluents de la Canche, se cache le village de Cormont. Ses origines mal connues semble attester d’une occupation à l’époque gallo-romaine. Son nom viendrait du latin cortis montis signifiant « domaine de la colline » ou encore du celtique Cor pour habitation.
Peut-être avez-vous déjà entendu parler des légendes de saint Chryseuil et de saint Victrice, des évangélisateurs du IVe siècle ou encore de saint Guduale, moine anglais venu s’installer dans cette contrée…

Écuires

Estrée

Le village d’Estrée est un ancien carrefour de voies romaines ainsi qu’un un lieu d’étape militaire. La voie romaine Amiens-Boulogne reliant Lyon au littoral, nommée chaussée Brunehaut  passait par le Vert-Bois, derrière la Chartreuse. Au IXe siècle, il était appelé Strata, qui veut dire route, et le nom de la commune dérive du latin STRATAVIA (= route empierrée, ou pavée).

Estréelles

Frencq

Hubersent

Le village tiendrait son nom du mot celtique “sain” signifiant bois, d’après l’historien Roger Rodière. Ainsi, Hubersent signifierait “le bois d’Hubert ou d’Humbold”. La paroisse dépend jusqu’en 1802 de Cormont. Hubersent est un paisible village aux portes du Boulonnais implanté dans un vallon qui donne naissance à une petite rivière, la Dordogne.

Inxent

La Caloterie

La Madelaine-sous-Montreuil

Lefaux

En 1311, Le Fauch est un hameau de l’ancien village de Rombly. Ce dernier est incendié en 1346 et est progressivement envahi par les sables. Malgré la demande des habitants de planter des oyats pour limiter la propagation du sable, le village se retrouve totalement enseveli en 1686. Sa population avait migré progressivement à partir du début du XVIIe siècle au village de Lefaux ainsi qu’à Etaples et Frencq.

Lépine

Le village, composé de trois hameaux, a de multiples origines. Les fouilles archéologiques de 1972 révèlent l’existence d’une villa gallo-romaine à Ebruyères et témoigne donc d’une présence dès l’Antiquité. Au XIIIème, le territoire de Lépine est recouvert d’une vaste forêt appartenant aux moines cisterciens de Longvilliers. Ces derniers auraient favorisé l’émergence du village en incitant hommes et femmes à venir défricher le bois et cultiver ces terres en échange de nourritures spirituelles.

Longvilliers

Maresville

Montcavrel

Montcavrel né du déclin d’un village antérieur appelé “Ami ou Emy” qui s’élevait près du hameau de Fordes. Ce village aurait été détruit par les Anglais vers 1544 au cours du siège de Montreuil-sur-mer
Le nom du village dérive de l’appellation mons caprinus signifiant “mont de chèvres ou chevreuils”. Au départ, l’appellation était d’abord appliquée au château avant de désigner le village installé au pied du site fortifié.

Nempont-Saint-Firmin

Selon les sources, le village serait né près d’un oratoire fondé en 346 par saint Firmin, un évangélisateur de la Picardie, premier évêque d’Amiens. Il faut bien faire la différence entre les deux villages de Nempont, un se trouve dans la Somme (Nempont-Saint-Martin), et l’autre dans le Pas de Calais (Nempont-Saint-Firmin). La formation des deux villages a été faite par le gué qui permettait de franchir l’Auhtie et à partir du XIIe siècle, les deux localités constituent deux paroisses différentes.

Neuville-sous-Montreuil

Recques-sur-Course

L’histoire du village de Recques est très ancienne. Il est situé au cœur de la Vallée de la Course, sur une ancienne voie romaine reliant Amiens à Boulogne, également appelée “Via Aggripa de l’Océan”. Le nom de Recques tient son origine dans le terme germanique de “Reke” signifiant Haie. Les villages de Recques et de Longvilliers forment une seule et même seigneurie jusqu’au partage de 1697.

Sorrus

Les fouilles archéologiques qui ont précédé la construction de l’autoroute A16 ont révélé la présence de sauneries utilisées entre -350 et -150 av JC dans les lieux-dits de “La Pâture à Vaches” et “La Bruyère”. Ces ateliers constitués de fours, de fosses et de puits, étaient utilisés par les Gaulois pour produire le sel.

Tubersent

Wailly-Beaucamp

Les fouilles archéologiques de Wailly-Beaucamp permettent de mettre au jour des vestiges témoignant d’une occupation gallo-romaine au II eme siècle. On sait que la première mention écrite de Wailly date de 1144 par le seigneur du village qui signe comme témoin au bas d’une charte. En 1901, à cause de la dispersion du courrier vers Wailly-les-Arras, le conseil municipal décide de rebaptiser le village de Wailly-sous-Montreuil, Wailly-Beaucamp en référence au lieu-dit de Beaucamp.

Widehem

Située à proximité d’une voie romaine, l’histoire de Widehem semble commencer au Moyen Âge. Cette seigneurie peu importante était placée sous le patronage de l’abbaye de Samer.